06 octobre 2026

« Les médecins se chargent de la santé de ma conjointe. Moi, je m’occupe du reste. »
— André Brisset des Nos, conjoint de Lynda Piché, patiente en gynéco-oncologie au CHUM

Pendant plusieurs années, André Brisset des Nos a agi comme proche aidant auprès de sa conjointe, Lynda Piché, à travers les épreuves de la maladie.

Tout commence en 2015, lorsque Lynda reçoit un diagnostic de cancer. Après une chirurgie à l’Hôpital Notre-Dame, elle entreprend des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie.

« On s’est retrouvés devant l’inconnu. »

Retraité à l’époque, André l’accompagne à ses rendez-vous et à ses traitements. Mais il comprend rapidement que son rôle ne se limite pas à l’hôpital. À la maison, il veille sur leur quotidien, prépare les repas, fait les courses et s’assure que Lynda puisse conserver son énergie pour se concentrer sur sa santé.

« Lynda était ma priorité. »


Un rôle qui s’impose naturellement

Pour André, devenir proche aidant n’a jamais été un choix réfléchi. C’était simplement la chose à faire.

« Quand quelqu’un qu’on aime est atteint d’une maladie, on ne se pose pas la question. On s’en occupe. »

Les années de traitements sont néanmoins ponctuées d’inquiétudes. André voit sa conjointe composer avec la fatigue, les effets secondaires et les bouleversements liés au cancer. Ensemble, ils parlent ouvertement de leurs peurs, de l’avenir et même de la possibilité de ne pas savoir comment l’histoire se terminera.

« On a parlé énormément de la situation : si ça se finissait, comment ça se passerait ? »

Ces moments difficiles, ils les traversent à deux.

André Brisset des Nos et sa conjointe Lynda Piché atteinte de cancer, pour qui il a agit comme proche aidant par amour.

Quand le proche aidant devient à son tour patient

Quelques années après le diagnostic de Lynda, la maladie frappe à nouveau leur foyer. Cette fois, c’est André qui reçoit un diagnostic de cancer du poumon. Pris en charge au CHUM, il subit une chirurgie thoracique réalisée par le Dr Abdulnour et peut rentrer chez lui quelques jours plus tard.

Cette fois, les rôles s’inversent. Lynda va mieux et peut être présente pour André, comme il l’a été pour elle pendant des années.

« On a été là l’un pour l’autre. »

Cette expérience lui fait aussi découvrir le CHUM comme patient et renforce sa confiance envers les équipes qui y travaillent.

Une bataille de plus contre le cancer

Malheureusement, le cancer revient frapper Lynda quelques années plus tard. La pandémie rend cette nouvelle épreuve encore plus difficile : les restrictions sanitaires empêchent André de l’accompagner à l’hôpital comme il l’avait toujours fait.

Il se concentre alors sur ce qu’il peut contrôler : la maison, les commissions, les repas et tout ce qui peut aider Lynda à conserver son énergie.

« Voir Lynda aller mieux, ça me faisait du bien. »

Lynda Piché, patiente au CHUM soignée pour un cancer.

Une femme qui défie les pronostics

Atteinte d’un cancer de l’endomètre, Lynda a traversé plusieurs traitements avant de faire face à une importante récidive, la deuxième. Grâce à l’expertise des équipes du CHUM, à sa participation à un protocole de recherche et à un traitement d’hormonothérapie qu’elle poursuit toujours, elle continue aujourd’hui de défier les pronostics. Une histoire de résilience qui inspire André chaque jour.

Découvrez également le témoignage de Lynda.

L’espoir porté par la recherche

Quand André observe le parcours de sa conjointe, il mesure l’ampleur des progrès réalisés en médecine au cours des dernières décennies. Il se souvient de son père, lui aussi emporté par le cancer.

« Dans le temps, c’était souvent le même traitement pour tout le monde. Aujourd’hui, on cherche davantage des traitements personnalisés. C’est le jour et la nuit. »

Aujourd’hui, Lynda prend chaque jour un comprimé d’hormonothérapie et profite pleinement de la vie.

« C’est un énorme progrès de la médecine. Il y a cinquante ans, ce qu’elle vit aujourd’hui n’aurait tout simplement pas été possible. »

Pour André, les avancées de la recherche ne sont donc pas abstraites. Elles ont le visage de sa conjointe. Elles représentent du temps gagné, des moments partagés et des projets qui peuvent encore être réalisés.

Il admire les équipes du CHUM qui prennent soin des patientes et patients tout en travaillant à repousser les limites de la médecine.

Grâce aux dons faits à la Fondation du CHUM, les équipes médicales et de recherche disposent des ressources nécessaires pour développer des traitements toujours plus ciblés, faire progresser les connaissances et offrir de nouvelles possibilités aux personnes touchées par le cancer.

Pour des proches aidants comme André, ces avancées représentent quelque chose de profondément concret : plus de temps avec les personnes qu’ils aiment.