Julie Tanguay a toujours été une femme en mouvement. À 58 ans, elle est d’abord une mère de deux grands garçons. Pendant près de 30 ans, elle a été enseignante au primaire, une profession qu’elle a exercée avec cœur, en accompagnant des générations de jeunes à se construire. En dehors du travail, Julie mène une vie active et équilibrée. Ski de fond, golf, marche, sorties culturelles : bouger fait partie de son quotidien.
Une vie riche, bien remplie, solidement ancrée… jusqu’au jour où tout bascule.
Un évènement brutal et une date gravée à jamais
Le 2 décembre 2022 est une date que Julie n’oubliera jamais. Ce vendredi-là, tout semblait pourtant normal. Une belle journée, une fin de semaine qui approchait, des rencontres de parents à l’école où elle enseignait. Puis, en l’espace de quelques secondes, tout bascule. Sa vision se brouille. Une douleur fulgurante à la tête. Une sensation de faiblesse soudaine.
« Je ne me sens pas bien… »
Ce seront ses derniers mots avant de perdre connaissance. La suite, Julie ne la vivra pas. Elle la découvrira plus tard, à travers le récit de ceux qui étaient là : l’intervention rapide de ses collègues, l’arrivée des paramédics, l’urgence, puis le diagnostic — une rupture d’anévrisme au cerveau.

Des soins d’exception… et profondément humains
Elle est rapidement transférée au CHUM. Une décision déterminante. Dès son arrivée, tout s’accélère. Les équipes spécialisées prennent le relais. Une première intervention est réalisée pour évacuer le sang accumulé dans son crâne, puis une procédure complexe par embolisation est effectuée pour traiter l’anévrisme, situé à un endroit difficile d’accès.
Julie passera près d’un mois au CHUM, dont plusieurs semaines aux soins intensifs. Dans ce moment de grande vulnérabilité, elle découvre bien plus que des soins médicaux.
« J’ai été traitée comme une reine, avec tellement de bienveillance… par tout le personnel. »
Autour d’elle, une équipe entière se mobilise : neurochirurgiens, infirmières, spécialistes. Ensemble, ils veillent sur elle, chaque jour. Et peu à peu, Julie reprend des forces.
Un moment restera gravé à jamais : celui où elle se remet debout.
Apprendre à vivre avec l’après
Si l’hôpital est un cocon, le retour à la maison marque une nouvelle étape, plus silencieuse… mais tout aussi exigeante. Julie doit apprivoiser un nouveau quotidien. La fatigue est plus présente, certaines capacités cognitives ont changé, et la réalité de ce qu’elle a vécu s’impose. Elle réalise aussi à quel point la vie peut basculer rapidement. Mais elle n’est pas seule. Le CHUM continue de l’accompagner : suivis médicaux, réadaptation, soutien psychologique, infirmière pivot. Un filet de sécurité essentiel.
« Je ne me sens pas laissée à moi-même. Ça me rassure de savoir que je continue à être suivie après mon opération avec autant de bienveillance. »
Aujourd’hui, Julie avance. Pas comme avant, mais avec une nouvelle force. Elle a appris à écouter son corps, à respecter ses limites, tout en continuant à faire ce qui lui fait du bien. Être dans la nature. Voir ses proches. Bouger, à son rythme. Un voyage en France, avec son conjoint, devient un symbole fort : celui ou les rêves peuvent toujours être réalisés. De cette épreuve, elle retient aussi quelque chose d’inattendu :
« Il y a du beau qui sort de cet évènement-là… du magnifique. J’ai eu tellement de soutien et d’amour dans cette épreuve que ça m’a bouleversée. »

Redonner, pour faire une différence
Aujourd’hui, Julie souhaite redonner.
Touchée par les soins reçus, elle s’implique à sa façon. Son entourage, lui aussi marqué par son histoire, a même choisi de soutenir la cause qui lui tient à cœur lors d’un évènement de collecte de fonds.
Pour Julie, c’est une évidence : soutenir la Fondation du CHUM, c’est permettre à d’autres de vivre, eux aussi, une seconde chance.