La psychose se caractérise par une altération du contact avec la réalité. Des facteurs génétiques, ainsi que l’utilisation de drogues peuvent être en cause. Le premier épisode survient généralement entre 15 et 35 ans et peut avoir des conséquences majeures sur le fonctionnement social, familial, scolaire et professionnel. Il est aujourd’hui bien établi qu’une intervention spécialisée, précoce et intensive améliore considérablement les perspectives de rétablissement et peut permettre à la majorité de reprendre une vie normale sur tous les plans. C’est pourquoi des programmes spécialisés sont maintenant déployés partout dans la province. Toutefois, l’approche préconisée par ceux-ci et leur qualité peut varier.
Et si, en tant que jeune adulte souffrant d’un premier épisode psychotique, il était possible de jouer un rôle dans l’amélioration des soins offerts? C’est l’objectif du Système apprenant rapide pour les programmes de premiers épisodes psychotiques (SARPEP). Avec votre aide, le CHUM veut déployer dans tout le Québec cette plateforme numérique qui collecte et analyse en temps réel des données fournies par les patients et patientes, leurs proches ainsi que leurs équipes traitantes.
« Notre ambition est d’évaluer pour mieux soutenir les programmes, pour offrir des soins en santé mentale standardisés, de grande qualité, fondés sur des données probantes. Grâce à vous, nous déploierons ce programme novateur dans l’ensemble des 33 cliniques du Québec qui accueillent les jeunes adultes souffrant d’un début de psychose. Nous donnerons ainsi à tous les jeunes du Québec une chance égale de se rétablir. »— Dre Amal Abdel Baki, cheffe du service santé mentale jeunesse au CHUM