L’accès aux soins est un facteur clé pour la santé. Il permet de diagnostiquer les maladies plus tôt, ce qui réduit les taux de comorbidité et de mortalité. Malheureusement, malgré la couverture universelle des soins offerts au Québec, des disparités persistent. Plus particulièrement, le système actuel ne répond pas adéquatement aux réalités et aux besoins de certaines minorités, dont les Premières Nations et les Inuits. À titre d’exemple, dans une enquête portant sur l’accès aux services publics des Autochtones en milieu urbain au Québec, 57 % d’entre eux affirment avoir été victimes de racisme en utilisant les services du réseau québécois.
En partenariat avec Projets Autochtones du Québec (PAQ), l’équipe de médecine des toxicomanies du CHUM s’affaire à développer un service de navigation adapté aux besoins et aux réalités des populations autochtones. L’objectif de ce service? Faire tomber d’importantes barrières d’accès aux soins en offrant des soins culturellement sécurisants, c’est-à-dire qui sont respectueux et qui reflètent la culture, les valeurs et la réalité des personnes autochtones susceptibles de vivre un traumatisme intergénérationnel, une dépendance, un trouble de santé mentale ou une situation d’itinérance.
« Avec votre soutien, l’objectif est de doubler les effectifs du projet et d’aller plus loin dans le processus de réconciliation des membres des Premières Nations avec le système de santé. Les soins dispensés pourront ainsi être culturellement adaptés aux 11 nations et 55 communautés du territoire québécois. Votre soutien permettra au CHUM d’agir concrètement pour réduire les inégalités sociales de santé vécues par ces populations. »
— Dre Stéphanie Marsan, médecin des toxicomanies au CHUM