10 novembre 2025

 «  Les symptômes d’un infarctus chez les femmes sont méconnus, donc je n’aurais jamais pensé être susceptible d’en être victime. J’aimerais voir davantage de vies épargnées.  »
— Natasha Joseph, opérée à cœur ouvert au CHUM à la suite d’un infarctus


Des symptômes difficiles à reconnaître

Une sur deux : c’est la proportion des femmes victimes d’une crise cardiaque chez qui les signes précurseurs passent inaperçus. Natasha, maman de deux enfants, fait partie de ces statistiques. C’est en juillet 2023, lorsque d’importantes douleurs au ventre et au dos, soudainement, la dérangent, que le CHUM entre dans la vie de cette femme dans la quarantaine.

Natasha pense d’abord que ces symptômes sont liés à son syndrome du côlon irritable et elle les ignore. Mais après deux semaines, la douleur devient insupportable. C’est son fils, très inquiet, qui appelle le 911 pour obtenir une ambulance.

Un infarctus qui bouleverse son quotidien

Une fois Natasha arrivée au CHUM, on découvre qu’elle est victime d’un infarctus. Pour elle qui n’avait aucuns antécédents familiaux de maladies cardiaques, c’est le choc total. Elle est alors rapidement soumise à une opération à cœur ouvert. Pour lui sauver la vie, les spécialistes du CHUM doivent arrêter son cœur et débloquer trois de ses artères — une intervention qui lui sauve littéralement la vie.

« Devant l’ampleur de la situation, j’ai eu peur de ne pas m’en sortir. De ne plus pouvoir être présente pour mes deux enfants, moi qui suis mère monoparentale.»

Des spécialistes du CHUM en pleine opération.

Après un séjour de deux semaines à l’hôpital, Natasha est heureuse de pouvoir poursuivre sa convalescence chez elle. Toutefois, elle doit malheureusement faire face à une infection postopératoire qui complique son rétablissement.

«  Quand les ambulanciers se sont présentés à ma porte pour cette deuxième fois, j’ai demandé sur-le-champ à être transportée au CHUM, même si un autre hôpital était plus près. J’avais confiance que c’était le meilleur endroit où je pouvais être soignée.  »

Natasha est de nouveau hospitalisée et elle passe près d’un mois au CHUM. Pour cette femme qui avait l’habitude de prendre soin des autres, être patiente a été une véritable épreuve. La douleur, les piqûres, la perte d’intimité… elle se sentait complètement impuissante. Cette épreuve lui a toutefois permis de réaliser à quel point la santé est précieuse.

Aujourd’hui, Natasha va mieux et continue d’être suivie au CHUM. Elle est prise en charge au Centre CardioF du CHUM, qui est propulsé par votre générosité. Ce premier centre d’expertise en santé cardiovasculaire des femmes au Québec rassemble une équipe interdisciplinaire expérimentée qui se concentre sur la recherche et les soins cardiaques au féminin. Et qui veille sur le cœur de patientes comme Natasha. Sachant qu’en Amérique du Nord les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès chez les femmes, une telle mission est essentielle.

«  J’ai accepté de m’impliquer avec la Fondation du CHUM car je veux encourager les autres femmes à prendre soin d’elles. Ne faites pas comme moi. En tant que mère monoparentale et issue de la communauté haïtienne, je plaçais les besoins des autres avant les miens et j’ignorais les signaux de mon corps. »

Pour mieux prévenir, diagnostiquer et traiter les patientes et patients comme Natasha, il faut repenser nos façons de faire. C’est l’ambition des équipes du CHUM qui souhaitent plus que jamais agir plus vite que la maladie.