La transplantation pulmonaire a offert à Michel Maurice un véritable second souffle après un combat contre une fibrose pulmonaire sévère. Entrepreneur passionné, amoureux de la nature et de sa famille, il a affronté la maladie avec détermination jusqu’à recevoir une greffe qui a transformé sa vie.
Après 27 années dans le domaine de l’aviation, Michel prend une retraite anticipée à 54 ans. Il se consacre alors à ses projets immobiliers dans les Laurentides, un domaine qui le passionne depuis toujours. C’est en construisant lui-même un garage avec son fils qu’il remarque les premiers signes inquiétants d’essoufflement.
Au départ, Michel croit à un problème cardiaque. Mais en décembre 2022, après plusieurs examens, le verdict tombe : il souffre d’une fibrose pulmonaire sévère, une maladie dégénérative incurable qui détruit progressivement les poumons. Quelques semaines plus tard, il rencontre une spécialiste qui lui annonce la gravité de sa condition. Loin de se laisser abattre, Michel décide immédiatement de se battre.
« Au lieu de tomber sur le dos, je me suis avancé sur ma chaise et j’ai demandé : “On commence par quoi ?” »
Faire confiance à l’équipe du CHUM

Rapidement référé au CHUM, Michel entreprend un suivi étroit avec l’équipe de transplantation pulmonaire. Malgré les traitements, la maladie progresse rapidement. Sa capacité pulmonaire passe de 66 % à seulement 6 % en quelques années.
En janvier 2026, alors qu’il se présente à un rendez-vous de suivi, la Dre Gauthier détecte que quelque chose ne va pas. Hospitalisé d’urgence, Michel reçoit des soins intensifs pour stabiliser son état. Quelques semaines plus tard, il frôle la mort lorsqu’il perd connaissance à son domicile.
Transporté d’urgence au CHUM, il est placé en priorité absolue pour une transplantation pulmonaire. Le 27 mars 2026, l’appel tant attendu arrive : des poumons sont disponibles. L’opération se déroule mieux que quiconque aurait pu l’espérer. Dès le lendemain matin, Michel effectue ses premiers pas et son rétablissement impressionne les équipes. Chaque jour, il parcourt les corridors de l’hôpital malgré la douleur, déterminé à retrouver son autonomie.
« J’ai mis tous les outils dans mon coffre et je les ai utilisés un par un. Chaque être humain a des outils pour s’aider. Il faut simplement décider de s’en servir. »
La force d’une famille
Tout au long de son parcours, Michel a pu compter sur un soutien indéfectible : sa conjointe Sandra, ses enfants Joanie et Jonathan, Lori et Samuel ainsi que ses petits-enfants et sa famille. Pendant son hospitalisation, ses proches lui envoyaient régulièrement des photos de sa maison, de son terrain et des dessins de ses petits-enfants.
« Je voyais tout ce qui comptait pour moi. Je me suis dit : je ne peux pas laisser faire ça. Il faut que je me batte pour moi, mais il faut surtout que je me batte pour eux. Je souhaite à tous ceux qui traversent la maladie d’être entourés d’amour. C’est ce qui nous donne l’énergie de continuer. »
Pour Michel, cet amour a été une véritable source de force.

Le « monsieur au chandail du Canadien »

Même dans les moments les plus difficiles, Michel n’a jamais cessé de penser aux autres.
Quelques jours après sa greffe, alors qu’il marche dans l’unité des soins intensifs avec son chandail signé du Canadien de Montréal, il décide de saluer les autres patients. Le geste semble anodin, mais il marque les esprits.
Michel garde aujourd’hui un souvenir ému de tous ceux qui ont croisé sa route au CHUM. Il tient notamment à remercier la Dre Gauthier, le Dr Poirier, le Dr Libermann, le Dr Corsilli, l’infirmière Marie-Hélène ainsi que l’ensemble du personnel soignant et d’entretien.
« Je n’ai rencontré personne de mauvaise humeur. J’ai rencontré des gens passionnés et fiers de ce qu’ils faisaient et profondément humains. »
Un second souffle… et le désir de redonner
Trois mois après sa transplantation, Michel a retrouvé une qualité de vie qu’il n’osait plus espérer. Golf, vélo, activités extérieures, projets familiaux : il reprend progressivement tout ce que la maladie lui avait enlevé. Pour lui, cette greffe représente bien plus qu’une intervention médicale.
Reconnaissant envers les équipes qui l’ont accompagné et envers le donneur qui lui a offert cette seconde chance, Michel a choisi de redonner à son tour : il sensibilise désormais son entourage au don d’organes et s’implique auprès de la Fondation du CHUM afin de soutenir les soins et l’innovation qui permettent de sauver des vies chaque jour.
« Tant qu’on n’est pas touché directement, on ne réalise pas l’importance de ces gestes. Aujourd’hui, je sais qu’ils changent des vies. La mienne en est la preuve : j’ai eu droit à un second souffle, une deuxième chance. »
